« Les mémoires d’un chat », de ARIKAWA Hiro.

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Le coup de cœur de Laëtitia: Les mémoires d’un chat, de Hiro ARIKAWA

Après cinq ans d’une belle et sincère amitié, Satoru doit se séparer de Nana, le chat qu’il a recueilli. Il veut s’assurer que son chat sera heureux et cherche des personnes de confiance à qui le laisser. Il entreprend alors un long voyage pour rencontrer ses anciens amis et amours susceptibles d’accueillir le matou… Mais Nana ne l’entend pas de cette oreille et est bien décidé à rester avec son maître! Lire la suite

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La petite danseuse de quatorze ans de Camille Laurens

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Le coup de cœur de Françoise : « La petite danseuse de quatorze ans » de Camille Laurens.

Vous connaissez certainement la petite danseuse de 14 ans de Edgar Degas. Il s’agit de cette sculpture en cire, dotée de cheveux retenus par un ruban, vêtue d’un bustier et d’un tutu en tulle. Elle est exposée dans les musées de Paris, New York ou Londres et sa photographie est reproduite à l’infini dans des livres d’art ou sur des cartes postales. Mais qui était son petit modèle ? Lire la suite

« Le journal de Kanoko » Ririko Tsujita – Edition Pika

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L’amusant coup de coeur de Valentine : Le Journal de Kanoko

Kanoko n’a pas d’amis. Mais ce n’est pas grave, elle s’en fiche parce que, à cause du travail de son père, elle déménage sans arrêt et atterri dans un nouveau collège.
Kanoko n’a pas d’amis, mais ce n’est pas grave, parce que ce qui l’intéresse, elle, c’est d’observer et d’étudier le comportement des adolescents qui évoluent devant ses yeux. Les adolescents ont des amis, mais comment se comportent-ils avec eux ? Souvent, les filles sont hypocrites, parfois vaniteuses. Parfois les garçons sont de faux modestes ou de mauvais comiques.

Toutes ces personnalités différentes, Kanoko aime les analyser sans jamais en prendre parti. Pourtant un jour, Momoka, une camarade de classe, la remarque et tente de faire d’elle son amie… Comment une fille qui n’a jamais eu de vie sociale réagit quand on s’intéresse à elle ?

Le Journal de Kanoko est une série en 3 tomes où chaque chapitre dévoile Kanoko dans un nouvel établissement scolaire, avec de nouveaux camarades et de nouvelles intrigues.
Drôle et rafraîchissant, cette courte série manga est adaptée à tous les âges et sort des codes classiques du shôjo. L’amour n’est pas au centre des préoccupations de l’héroïne, au contraire ! Elle repousse toutes les personnes qui s’approchent d’elle pour garder un regard toujours très objectif et ne se rend même pas compte qu’elle a fait tourner la tête du garçon le plus populaire du lycée.
On est donc témoin de ce travail d’analyse, comme si Kanoko était un scientifique qui étudiait les réactions de ses sujets d’expérience : les ados.

Le Journal de Kanoko, Pika édition, 6,95€

 

« Anima » – Wajdi Mouawad, chez Acte Sud.

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« Ils avaient tant joué à mourir dans les bras l’un de l’autre, qu’en la trouvant ensanglantée au milieu du salon, il éclata de rire, convaincu d’être devant une mise en scène, quelque chose de grandiose, pour le surprendre cette fois-ci, le terrasser, l’estomaquer, lui faire perdre la tête, l’avoir.

Lâchant le sac plastique jaune, le matin même elle lui avait dit de sa voix enjouée Tu achèteras du thon car le-thon-c’est-bon, il comprenait qu’elle était morte puisqu’elle avait les yeux ouverts, le regard fixe et tenait, entre ses mains, sa blessure, le couteau planté là dans son sexe »

 

Les premières phrases du livre posent l’ambiance. Anima est un roman d’une beauté terrible et violente qui a su m’arracher les larmes plusieurs fois. L’histoire nous est contée à la manière d’une fable rythmée par la bestialité des hommes et l’humanité des animaux. Wajdi Mouawad réussira à vous faire perdre vos repères : est-ce un cauchemar ? Une hallucination ? La réalité ? Ce roman vous fera l’effet d’un coup de poing. Vous aurez mal, vous serez sonné et enfin, vous aurez un oeil au beurre noir qui vous rappellera chaque jour l’intensité de ce que vous aurez ressenti durant votre lecture. Ne vous laissez pas induire en erreur par la magie de l’histoire car elle n’est en aucun cas là pour instaurer une quelconque lueur d’espoir. Anima c’est de la sauvagerie. Anima c’est de la poésie. Anima c’est une Odyssée. Anima c’est de la pureté.

Anima c’est un chef-d’oeuvre de notre temps.

 

Anima, de Wajdi Mouawad, paru chez Acte Sud et disponible en Poche (Babel), 9€70, 499 p.

Marie.

« L’enfant des cimetières » – Sire Cédric. Éditions Pocket

Ambiance glaçante avec le coup de cœur d’Aurore

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Lorsque la légende se mêle à la réalité, l’inquiétude transparait. Des meurtres étranges arrivent, c’est pourquoi les journalistes Aurore et David se mettent à la recherche de la vérité. Une vieille légende à l’entité sanguinaire, refait surface et personne n’y prend garde. Les protagonistes cherchent alors à démêler le vrai du faux.

J’avoue avoir été sceptique sur la dimension fantastique de l’œuvre, en me demandant quelle direction loufoque prendrait l’intrigue. Cependant, ce fut une très bonne découverte, car l’utilisation du fantastique n’est présente que pour dépeindre une ambiance qui se veut particulière et angoissante. L’intrigue se révèle être très bien ficelée et les indices se font écho au fil de la lecture, ce qui est très appréciable. L’œuvre ne part pas dans tous les sens, et se révèle bien ancrée dans le réel.

Ce roman entre dans la catégorie du thriller horrifique. Bien évidemment, on est pas sur du roman de terroir avec une balade champêtre à l’orée du bois, mais c’est sympa et pas forcément que gore. Certains passages sont empreints d’un gout très esthétique, ce qui confère une puissance visuelle à l’œuvre. Le cadre et l’ambiance sont très fort, ainsi le lecteur est rapidement embarqué dans l’intrigue. Je tiens à souligner l’élégance de l’écriture, proche de la poésie qui séduit le lecteur même si l’auteur malmène ses personnages.

En plus, l’auteur est adorablement gentil et sera présent au Salon du Livre de Colmar le 25 et 26 Novembre. Allez le voir, il ne mord pas. Toutes les infos du Salon :  http://festivaldulivre.colmar.fr/

L’enfant des cimetieres de Sire Cedric, Editions Pocket, paru en 2009. 7,80 euros

 

Le Couple D’A Côté, Shari Lapena

Le coup de cœur de Luca :

Le Couple D’A Côté, Shari Lapena

Un enfant c’est beau, c’est mignon mais faites attention c’est vulnérable et ça disparaît vite.

Anne et Marco sont de jeunes parents. Ils sont invités à dîner chez les voisins et malheureusement la baby sitter annule au dernier moment. Marco arrive à convaincre Anne de laisser le bébé dormir dans son lit et de le surveiller à distance grâce au baby phone. La soirée se passe bien, ils se relaient afin d’aller voir la petite dans sa chambre toutes les demi -heures.
Mais quand ils rentrent du dîner il n’y a plus de bébé.

Un couple jusque maintenant sans histoire se retrouve avec un drame et une affaire policière au cœur des médias. Ce couple parfait n’est-il qu’une façade?

Une suite de rebondissements et une tournure impensable qui vont nous plonger de plus en plus profondément dans ce livre.

 

Paru le 21/09/17, édition Presse De La Cité,

336 pages, 21.90€

 

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« TOKYO VICE », JAKE ADELSTEIN, LES EDITIONS MARCHIALY

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Le coup de cœur d’Adèle :

Tokyo Vice raconte l’histoire vraie de Jake Adelstein, journaliste d’origine américaine installé à Tokyo. Il est reporter pour l’un des plus grands quotidiens japonais, le Yomiuri Shinbun. A partir de 1993, affecté au sein de la section Police-Justice du journal, il se plonge dans les affaires de prostitution et de crime organisé à Tokyo, et devient un interlocuteur régulier des yakuzas. Ces membres de la mafia japonaise constituent l’une des plus grandes organisations criminelles mondiales.

Ce livre qui se lit comme un roman policier (il est dans la sélection des meilleurs polars de Points), est une mine d’information sur le Japon et sa culture, et notamment sur le milieu du journalisme et de la criminalité. L’auteur est touchant : c’est un véritable anti-héros avec ses faiblesses et ses vices, qui fait preuve d’un courage immense lorsqu’il ose s’opposer aux yakuzas et tente de faire éclater la vérité sur une affaire de trafic humain au grand jour.

Tokyo Vice est un ouvrage fascinant, et il faut constamment se rappeler qu’il s’agit bien de mémoires et non pas d’une œuvre de fiction… Glaçant !

A lire avant d’attaquer le nouveau livre de Jake Adesltein, Le Dernier des Yakuza, Splendeur et décadence d’un hors-la-loi au pays du Soleil-Levant, paru en français le 5 octobre 2017 chez Marchialy.

Tokyo Vice, de Jake Adelstein, paru en 2009 et traduit en français en 2016 aux éditions Marchialy, 480 p., 21€

(Pssst, Tokyo Vice existe aussi en format poche chez Points, au prix de 8,40€!)