DEEP WINTER, SAMUEL W. GAILEY

Premier roman de Samuel W Gailey parut en Août 2014.

Depuis la tragédie survenue dans son enfance qui l’a laissé orphelin et simple d’esprit, tous les habitants de Wyalusing méprisent Danny, le craignent et l’évitent.
Un soir il se rend chez Mindy, sa seule amie, le soir de son anniversaire pour lui offrir un cadeau. Il la retrouve morte et il est accusé à tort du meurtre.
Il réussit à prendre la fuite et une chasse à l’homme est lancée par la police. Malheureusement c’est l’adjoint du shérif, Sokowsky, un policier véreux, violent et alcoolique prend les choses en main et emploiera toutes les mesures pour l’arrêter.

Des personnages intéressants et bien construits. Danny qui est attachant et plein de bienveillance, qui ne mérite pas ce qui lui arrive.
Sokowsky l’adjoint du shérif, qui est corrompu et prêt à tout pour arriver à ses fins. C’est la sournoiserie incarnée. De plus cette histoire met en avant plusieurs problèmes de société comme le rejet d’un individu, la corruption.

Un roman que j’ai lu avec beaucoup de plaisir. Un récit rythmé, plein de rebondissements, je ne me suis pas ennuyé une seconde.

deep winter grand

320 pages
23, 40€
Gallmeister

deep winter

04/01/18
288 pages
9,20€
Gallmeister

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 » Journal d’Adam et Journal d’Eve », Mark Twain.

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« Cette nouvelle créature aux cheveux longs est très encombrante. Elle est toujours en train de traîner autour de moi et de me suivre partout. Je n’aime pas ça ; je ne suis pas habitué à la compagnie. J’aimerais qu’elle reste avec les autres animaux. . . . Temps nuageux aujourd’hui, vent à l’est ; je pense que nous aurons de la pluie. . . . Nous ? Où ai-je pris ce mot ? . . . Je me souviens maintenant — la nouvelle créature l’utilise. » Adam.

Et si Adam et Eve avaient tenu un journal intime ? Dans le jardin d’Eden, ils découvrent la faune, la flore, les réactions de leur corps, et s’attachent à donner des noms à tout ce qui les entoure. Voici un grand moment de littérature !

Des pensées touchantes, pleines d’humanité, mais surtout très drôles, le tout dans un style inimitable. Mark Twain confronte deux points de vue : celui de l’homme et celui de la femme sans jamais tomber dans le cliché. Alors, non, les hommes ne viennent pas de Mars, pas plus que les femmes ne viennent de Vénus !

Un tout petit texte à découvrir sans tarder.

 

« Journal d’Adam et Journal d’Eve », Mark Twain, paru chez Oeil d’Or, 10€.

En attendant que vous fonciez acheter cet ouvrage et dévorer les autres livres parus chez L’Oeil d’Or, vous pouvez feuilleter leur catalogue ici : http://www.loeildorenligne.com/

 

 

 

Snjór – Ragnar Jónasson

Lors de mon stage en librairie, un collègue me parlait de ce bouquin qu’il recommandait à tout le monde car il l’avait adoré. Il m’explique que l’auteur est le traducteur de Christie et qu’il a de ce fait, intégré les motifs du thriller.

Le résumé : 

Siglufjördur, ville perdue au nord de l’Islande, où il neige sans discontinuer et où il ne se passe jamais rien. Ari Thór, qui vient de terminer l’école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation. Mais voilà qu’un vieil écrivain fait une chute mortelle dans un théâtre et que le corps d’une femme est retrouvé, à moitié nu, dans la neige. Pour résoudre l’enquête, Ari Thór devra démêler les mensonges et les secrets de cette petite communauté à l’apparence si tranquille.

Je m’y connais pas trop en polar nordique, en plus avec tous les prénoms islandais, je pensais être vite largué, et bien heureusement non.

On intègre assez rapidement le récit, on est vraiment dedans. L’intrigue est géniale, le lecteur arrivé aux même déductions que le personnages et est aussi mené sur les mauvaises pistes.

Les indices et informations sont partout et on pense pouvoir interpréter et découvrir le tueur. Et se rajoute d’autres éléments, des secrets de famille dévoilés, qui laisse sans voix.

Je conseille vraiment, il y a un jeu de piste où le passé des personnages se recoupe avec leur présent. On découvre et on apprend plein de choses. Chaque personnage à son rôle, même si on ne s’en rend pas compte.

En parallèle, il y a la vie personnelle de Ari Thór qui a quitté sa vie à la capitale et sa copine pour aller se terrer dans une bourgade perdue. On s’attache à lui, le petit nouveau qui essaye de se faire une place et de comprendre son nouvel environnement. On découvre les personnages en même temps que Ari Thor car il débarque et ne connait personne.

Bref, très très bonne lecture, pleins de parallèles intéressants dans l’enquête ou encore les réflexions de Ari Thór sur sa vie. Il y a une sensation d’oppression très présente qui est remarquable, car la neige ne s’arrête plus de tomber par moments et condamne les routes, les gens sont bloqués et Ari Thór se sent à deux doigt de la claustrophobie. L’atmosphère est remarquable.

Le début : 

« La tache rouge était comme un cri dans le silence. 

La blancheur du sol enneigé, élémentaire dans sa pureté, avait presque banni l’obscurité du ciel d’hiver. La neige était tombée sans interruption toute la journée, de gros et lourds flocons, qui descendaient gracieusement vers la terre. Dans la soirée, cela s’était calmé puis totalement arrêté  » 

 

Aurore. Editions Points. 7, 60 euros. 360 pages

« Le vieux saltimbanque », le petit dernier du Grand Jim… Un coup de cœur de Léa

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Dans ce texte, rédigé à la troisième personne pour « échapper à l’illusion de réalité propre à l’autobiographie », l’auteur de Légendes d’automne et de Dalva se raconte, dressant de lui-même un portrait sans concessions.

Celui que l’on surnomma « Big Jim » évoque aussi bien ses souvenirs d’enfance que ses souvenirs de lecture et d’écriture. Il détaille son – grand – penchant pour l’alcool et son – fort – attrait pour les jeunes femmes. Tour à tour attachant et irritant, mais toujours touchant, Jim Harrison, sincère, dévoile aussi les errances du poète qu’il avait tant craint de ne pas être ; il avoue la contrainte qu’a pu représenter l’écriture de scénarios pour Hollywood, résumée à un gagne-pain routinier ; il montre les méandres dans lesquels l’écrivain s’est parfois perdu et rappelle son travail rigoureux et régulier pour garder le cap ; il révèle sa quête infinie de poésie, sa recherche de créativité ; il témoigne de ses passages à vide et dit la mélancolie qui s’empare de lui de temps à autre ; il revient sur son amour pour la nature, source d’inspiration et lieu de recueillement. Ami des bêtes, le « peintre de l’Amérique rurale » avait même fini, aux alentours de la soixantaine, sur un coup de tête et après quelques verres, par réaliser de son rêve de gosse : élever des porcs… A travers tout cela, ses succès et ses frasques, l’auteur haut en couleurs nous présente, en quelques épisodes marquants, sa femme, cette compagne qu’il a aimée et épousée, mais aussi haïe et trompée. Elle qui, en dépit de tout, est restée à ses côtés.

Dans cet ultime récit, Jim Harrison, l’homme du Michigan, figure mythique des lettres américaines, nous livre, pêle-mêle, des tranches d’une vie pas comme les autres, et pourtant parfois pas si loin de la nôtre… La traduction de Brice Matthieussent épouse son écriture sans fards et rend hommage à cette voix libre et vibrante. L’écrivain des grands espaces signe là, un mois avant sa mort, à l’âge de soixante-dix-huit ans, l’adieu touchant d’un homme dont l’œuvre, pleine de passion et de poésie, empreinte d’engagement et d’esprit, lui survivra sans doute longtemps.

 

Le vieux saltimbanque, Jim Harrison, Flammarion, 2016

(publié en poche chez J’ai Lu, juillet 2017, 158 p, 6€)

« UNE LARME DE MAMAN», Anguel Karaliitchev et Céline Corréale -Éditions Élitchka

une larme de maman

« Les hirondelles commencèrent à se rassembler sur les câbles télégraphiques : elles se préparaient à partir. »…

L’histoire d’une jeune hirondelle blessée qui ne peut migrer avec les autres, et surtout, pas avec sa mère. L’oisillon reste alors dans un pot en terre cuite que lui a préparé sa maman avant de partir.
Un jour, une goutte vient à la rencontre de l’oisillon Lire la suite