Les bannis et les proscrits

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Aujourd’hui je vous propose de partir à la découverte d’une merveilleuse série de fantasy : Les Bannis et les Proscrits que j’ai lue et relue et dont pourtant je ne me lasse jamais. C’est une série en cinq volumes dans laquelle il est question de magie, de créatures fantastiques, d’amitié et d’amour.

Mais pas seulement, il y a aussi de la souffrance, de la trahison, des larmes, du sang, la guerre et la mort.

Pardonnez-moi si je ne réussis pas à vous transmettre toute la magie et les émotions que j’ai ressenties avec la lecture de ce livre mais je n’ai pas le talent de l’auteur…

Avec cette série j’ai tout ressenti : de la joie, de la peur et une immense tristesse.

Comme je ne sais pas par où commencer, je vous retranscris la quatrième de couverture du premier tome :

« Par une nuit fatale à Alasea, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l’espoir de préserver le bien.

Cinq cents ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d’un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu’elle puisse en saisir les implications, le Seigneur Noir lance ses hordes des ténèbres pour s’emparer de la magie embryonnaire qu’elle détient.

Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible…mais aussi vers la compagnie d’alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux. »

La construction de ces livres est assez originale. En effet, ils commencent par un préambule qui avertit le lecteur que l’auteur est un menteur et qu’il ne faut surtout pas le croire. On nous dit aussi que les parchemins Kelvish qui suivent ce préambule ont été proscrits parce qu’ils étaient dangereux et que nous les étudions pour mieux protéger la population. Chaque livre correspond à une année d’étude et ce livre doit être étudié exclusivement avec le professeur et que toute avance prise sur le programme nous perdrait à jamais. Après le préambule il y a une « assignation de responsabilité » qui doit être paraphée et marquée avec l’empreinte d’un doigt de la main droite de l’élève.

Il y a ensuite l’auteur des parchemins Kelvish lui-même qui écrit qu’il va enfin raconter la véritable histoire de la Sor’cière. Il va nous conter le passé avec la création du Grimoire cinq siècles avant la naissance d’Elena, son présent qu’on va découvrir par petits bouts et la vie d’Elena, son aventure, sa destinée. Il y a toujours une question en filigrane : Qui donc est vraiment l’auteur des parchemins Kelvish ? Pour le savoir il faudra lire l’histoire jusqu’au bout.

Le roman est construit de façon à ce que nous suivions différents personnages presque en même temps. En effet, l’auteur se focalise sur différents personnages en fonction des chapitres ce qui nous permet de voir se dérouler sous nos yeux différentes parties de l’histoire, différentes trajectoires se déroulant au même moment.

Je ne suis sans doute pas très claire mais de par sa construction atypique ce livre est très compliqué à expliquer à quelqu’un qui n’a pas le livre sous les yeux.

Cependant c’est aussi cette construction si originale et si bien pensée qui participe à attiser la curiosité du lecteur. L’histoire bien sûr où beaucoup de destins s’entrecroisent, où des personnages de tous horizons et de toutes espèces deviennent des compagnons voyageant ensembles mais chacun poursuivant un but propre est très prenante bien que ne révolutionnant pas les codes du genre.

L’évolution des personnages aussi mérite toute notre attention, des personnages qu’on détestait au début finissent par nous faire pitié, d’autres pour lesquels on avait de l’empathie ne nous inspirent plus que mépris.

Je dirais pour finir que le lecteur vit cette histoire au rythme des personnages, de leurs aventures, de leurs joies et de leurs peines. La première fois que j’ai lu cette série, c’est avec tristesse que je me suis aperçue qu’elle était finie car j’ai tout aimé, absolument tout.

Le meilleur moyen pour vous de comprendre ce que je veux dire, c’est de plonger dans ces romans dont vous ne serez, j’en suis certaine, absolument pas déçu.

Marianne.

Les bannis et les proscrits – James Clemens – Ed France Loisirs – Bragelonne 2006/2009 pour la présente traduction

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« Toutes les histoires d’amour du monde » : Baptiste Beaulieu lance une bouteille à la mer

Et vous, « qu’avez vous fait de vos amours perdues ? »

Il est toujours difficile de parler d’un livre qui vous a bouleversé. La volonté de convaincre son interlocuteur, couplé à la peur d’en dire trop, et que malgré tous vos efforts, ce petit bijou qui vous a émerveillé ne plaise pas. Je vais essayer de passer outre ces appréhensions pour vous parler du dernier trésor de Baptiste Beaulieu.

Lorsque le père de Jean trouve trois carnets remplis de l’écriture de son père, le choc est si violent qu’il en fait un malaise cardiaque. Il confie à son fils cette compilation de lettres, écrite à une certaine Anne-Lise Schmidt, en le suppliant de les lire et de partir sur les traces de l’histoire de son grand-père, Moïse. La famille entière est ébranlée par le contenu de ces carnets : qui est Anne-Lise Schmidt, pourquoi Moïse lui a-t-il écrit une lettre par an, toujours à la même date, pendant toutes ces années ? Comment Moïse, si chaleureux et sensible dans ces lettres, a-t-il pu devenir l’homme froid et distant que Jean a connu ?

« Tu seras la dernière à t’en aller de ma tête, ma Lisette, et tant pis pour moi ! T’oublier m’aurait rendu la vie moins pénible, il faut que tu le saches. »

Pour trouver des réponses, Lire la suite

ISIDORE ET LES AUTRES, Camille Bordas

48395910_589459458160643_3656412011064983552_n (1)« Difficile à 11 ans de trouver sa place dans une famille de surdoués, surtout lorsqu’on se contente d’être « normal ». Entouré de cinq frères et sœurs qui dissertent à table des mérites comparés de Deleuze  et d’Aristote, Isidore recherche d’abord l’affection de son meilleur ami, monument de douceur: son canapé.

Dans sa famille, seul Isidore est capable d’exprimer des émotions, de poser les questions que les autres n’osent pas formuler. Et lorsqu’un drame survient, il est le seul capable d’écouter et de réconforter.

A moins qu’épris d’ailleurs, il ne réussisse enfin une énième fugue qui lui ouvrirait un monde de liberté et de légèreté. »

Vous cherchez un livre tendre, intelligent, drôle et émouvant ?

Alors n’hésitez-plus ! Isidore et les autres, bien que parfois triste et mélancolique, est un concentré de légèreté, à la fois pétillant, sympathique et édifiant… Il est de ces livres parsemés de réflexions universelles -souvent traitées avec humour- qui réveillent en nous des questionnements intimes que nous n’aurions jamais pensé mettre en mots: l’amour, la mort, la liberté, l’intelligence et la notion de personnalité, parmi tant d’autres, sont autant de sujets abordés avec poésie et simplicité.

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Judy Sofia, Lola… et moi

Consommateur de porno amateur, le journaliste Robin d’Angelo (StreetPress) décide d’aller voir de plus près ce qu’il se passe derrière l’écran. Qui sont ces femmes et ses hommes ? Quelles sont les conditions de tournage de ces vidéos ? Qui tire les ficelles et profite vraiment de ce business ?

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Le non est un oui comme un autre

Le monde du porno amateur est un royaume dans lequel les hommes semblent gouverner et détenir les pleins pouvoirs. La femme quant à elle, est loin d’être traitée comme une princesse. La question de consentement est d’emblée abordée dans l’ouvrage et elle n’aura de cesse de revenir. Triste leitmotiv. Nous apprenons par exemple que les réalisateurs ont cette fâcheuse tendance à rajouter des pratiques refusées en amont par les actrices, au court du tournage. Le journaliste nous raconte ainsi une scène à laquelle il assiste : une jeune femme, après que le réalisateur a lourdement insisté, finit par accepter sans réel consentement à ce que l’acteur lui fasse une sodomie. Très rapidement, elle demande à stopper la scène car cela lui fait trop mal. Le réalisateur, habile, la supplie de continuer, de « tenir » encore un peu, insensible aux grimaces et aux plaintes de la jeune femme. L’acteur, quant à lui, n’interviendra pas. Au vu du peu de considération qu’ils ont pour ces femmes, il semblerait que tous les coups soient permis pour les réalisateurs qui sont aussi souvent acteurs. Comme quand l’un d’eux, pour que la scène paraisse plus réaliste, surprend l’actrice en lui frappant les seins sans l’avoir prévenu avant de tourner.

« « Bon un dernier truc. Surtout tu ne coupes jamais la caméra quoi qu’il se passe. Il faut qu’on voie sa réaction. C’est ça qui est important. Ok ? » Je me souviens qu’il n’avertit pas les filles de ses crachats, gifles et gorges profondes. Pour plus de spontanéité et de réalisme, assure-t-il. »

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Sous prétexte de satisfaire les clients au chaud derrière leur ordinateur, ils n’ont pas peur d’y aller toujours plus fort, allant jusqu’à l’agression. Il semblerait également que la limite entre la fiction et le réel soit souvent franchis. La notion d’acteur et d’actrice est alors clairement remise en question. Il faudrait qu’elles se plaignent et qu’elles les dénoncent me direz-vous. Nombreuses sont ces actrices de porno amateur qui sont dans une grande précarité et qui plus est, psychologiquement fragile. Dans ce milieu, il faut accepter sans broncher ou trouver un autre travail.

Robin d’Angelo soulève la question de l’agression sexuelle dans la pornographie, page 273 : « Pourquoi le « non » d’une femme dans le porno serait-il différent d’un « non » prononcé ailleurs ? » Il y répond ainsi : « Pour au moins une raison : la contrainte sexuelle fait implicitement partie du contrat. » D’ailleurs, pour le sociologue Mathieu Trachman, l’organisation du travail dans la pornographie produit « une dénégation de la violence » (Le travail pornographique, Enquête sur la production de fantasmes, Mathieu Trachman, La Découverte, 2013, p.165). Les lois ne sont pas les même partout…

Obsolescence programmée

Avec le porno amateur en libre accès sur internet, fini les Clara Morgan, Katsuni, Ovidie et compagnie. Faire carrière dans le porno amateur est quasiment impossible. Six mois, deux ans tout au plus de travail, à s’habituer à être sollicitée et adulée sur les réseaux sociaux. Les consommateurs se lasseraient vite et seraient en demande constante de nouveauté… Pas sûre que ce soit la raison première. Mathieu Trachman avance l’hypothèse suivante : la quête perpétuelle de jeunes débutantes dans le porno permet de maintenir un pouvoir et une maîtrise masculine dans la sexualité. La nouvelle actrice va également, d’un point de vu salarial, être très intéressante. En effet, l’inexpérience et le besoin de se sentir valorisée font d’elle une salariée dont on peut profiter sans trop dépenser. Il suffit d’encourager l’actrice, de lui promettre tournages et merveilles et les pilules les plus grosses sont avalées. Pour finir, il est quasiment impossible de négocier une augmentation de salaire ou bien des avantages au regard de leur expérience, puisqu’elles risquent à tout moment de se faire remplacer par une nouvelle. « Elles se prennent pour des porn stars parce que dix producteurs les ont appelées. Mais quand elles ont fait dix scènes, c’est l’entrée dans le désert. Et entretemps, elles ont lâché leur mec, leur taf, et comme dès qu’elles prennent 2000 euros, elles en claquent 1800, bah elles sont fauchées. Alors, elles arrivent dans la période creuse où elles vivent avec 200 euros dans le mois. Elles ne savent plus quoi faire. Du coup, ça fini en webcam, en pute et sur les salons », nous dit Mat, un producteur. Vous noterez le dédain, le manque de psychologie et d’empathie contenus dans ces quelques lignes.

Dans ce milieu impitoyable, nombreuses sont les jeunes femmes à peine sorties de l’adolescence, peu entourées et en manque de reconnaissance, qui poussent les portes du porno amateur. Certaines, plus âgées, font cela sans conviction pour boucler les fins de mois, prête à tout pour un billet de 200 euros, jusqu’à se faire éjaculer dessus par une trentaine d’hommes cagoulés dans une cave.

Et les hommes dans tout ça ?

« Mon but, c’est de baiser le plus de meufs possible… »

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Ils sont producteurs, réalisateurs, chasseurs de têtes, bref, ils tiennent les rennes. Quant aux acteurs, ils sont surtout recrutés sur leur performance érectile, qu’elle soit naturelle ou non. Ils ont également une date de « péremption » plus longue que les actrices. Certes, ils sont moins payés et pour cause ! D’abord, comme nous venons de le comprendre, être actrice porno est physiquement intense et dans ce que nous rapporte Robin d’Angelo, psychologiquement éprouvant dans des conditions pareilles. Ensuite, n’oublions pas qu’elles prennent plus de risques. Les plans sur le visage des hommes sont beaucoup plus rares, voir même inexistants. Comme il est aisé pour eux de rester dans l’anonymat, ils peuvent continuer de pratiquer leur activité pornographique sans risquer de perdre ni leur travail, ni leur femme (et oui) ou encore leurs amis. Et puis, le risque qu’ils se fassent insulter et punir d’un viol au coin d’une rue est quasiment nul. Bien au contraire, ils sont même régulièrement félicités de leurs exploits dans leur quartier ou à la salle de sport. Robin d’Angelo révèle également que la première motivation des acteurs qu’il a rencontrés était de coucher avec le plus de femmes possibles.

Pour conclure, je dirais que Judy, Lola, Sofia et moi est un livre/reportage, un peu à la « Envoyé Spécial ». Agrémenté de quelques références d’autrices comme Virginie Despentes et d’analyse de sociologue comme Raphaël Liogier ou encore Mathieu Trachman, le projet du livre n’est cependant pas une analyse sociologique et historique de la pornographie. C’est un livre coup de poing, qui a pour effet de nous secouer et je dois dire qu’il remplit très bien sa fonction. Il nous rappelle que les luttes contre la misogynie et les violences faites aux femmes n’ont pas encore franchi la porte de la pornographie amateure.

Relever les travers d’une « institution » est nécessaire. Il me semble qu’il est également essentiel de proposer des alternatives à ces vidéos abjectes. En effet, la pornographie ne se résume pas à Jacquie et Michel, Porn Hub et autres plateformes poubelles. Il est possible de consommer un porno « responsable », respectueux des actrices et parce que ce n’est pas négligeable, de qualité supérieure. L’une d’elle est la pornographie féministe. Je pense notamment au travail d’Erika Lust, Poppy Sanchez ou encore Goodyn Green qui produisent et réalisent des films d’une très grande beauté.

Gratuit ? Et bien non, les films sont payants mais généralement disponibles sur leur site internet.

Acheter, c’est résister !

Justine

 

Judy, Sofia, Lola et moi, Robin d’Angelo, éditions Goutte d’or, 2018, 320 pages

L’Amas ardent

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Il est des évènements dont la violence nous laisse dans la plus totale incompréhension. Alors qu’il m’était difficile d’effacer ma colère devant ceux qui touchèrent Strasbourg, un livre est devenu mon refuge : L’Amas ardent de Yamen Manai aux éditions Elyzad. J’ai vu dans cette fable une voix qui s’élève contre le fanatisme.

Le Don est apiculteur. Il mène une vie paisible et retirée auprès de ses abeilles, à l’écart du village de Nawa, dans l’arrière-pays. Jusqu’au jour où il découvre une de ses ruches totalement décimée. Le Don doit découvrir à tout prix quel est le fléau qui s’attaque aussi sauvagement à ses abeilles afin d’y remédier. Sa quête de réponses va l’amener à comprendre que le monde qui l’entoure a bien changé.

En effet, une récente Révolution a chassé Le Beau du pouvoir et les premières élections nationales démocratiques sont organisées. Parmi les caravanes électorales qui sillonnent le pays, celle du Parti de Dieu arrive, séduit les villageois les plus démunis, comme ceux du village de Nawa, en distribuant des caisses de vêtements et de nourriture provenant de Chine en échange de leurs votes. Le Parti de Dieu se hisse ainsi à la tête de la Nation. Dans ces caisses arrive aussi le frelon asiatique, un terrible prédateur pour les abeilles, celui-là même qui détruit les ruches du Don.

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L’Ombre du vent, où comment un livre me bouleversa à jamais

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Résumé

« Le récit débute à Barcelone, après la guerre civile, marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Un matin de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le cimetière des livres oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est convié par son père, modeste boutiquier de livres, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y ‘adopter’ un volume parmi des centaines de milliers. Il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans de nombreux secrets : ‘L’ Ombre du vent’. Pourquoi les romans de cet auteur mystérieux sont-ils brûlés les uns après les autres ? Pourquoi tant de mystère ? « 

 » «L’ombre du vent» m’attendait, comme toujours, montrant son dos au fond d’une étagère. Je m’en emparai et le serrai contre ma poitrine comme si j’étreignais un vieil ami. »

 

Il y a des romans qui nous plaisent, beaucoup, qui nous passionnent, nous font voyager, nous émeut, qui nous font rire, sourire, pleurer et qui deviennent de jolis coup de cœur, mais que nous oublierons peut être un jour. Et il y a ceux qui nous bouleversent, qui nous dévastent, qui nous changent, nous font grandir, qui restent gravés dans notre mémoire et dans notre cœur.
L’Ombre du Vent fait clairement parti de cette catégorie.

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NILS, scintillante trilogie écologique !

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Avez-vous déjà imaginé le pire concernant notre avenir sur Terre ? Sûrement mais jamais cette version : les plantes ne poussent plus, les animaux ainsi que les êtres humains ne donnent plus naissance. La nature se serait-elle arrêtée ?

~ En résumé ~

Nils et son père partent alors à la recherche de réponses et d’une terre enfin fertile dans le but de sauver leur village. Ils rencontrent ainsi ces êtres lumineux, les âmes de la nature qui le guident jusqu’à un royaume voisin à la technologie avancée… Guidés par les dieux, leur quête va rapidement prendre une tournure dangereuse et les mener plus loin qu’ils ne l’avaient prévu. Mais la guerre est proche et le monde ravagé par cette région aux soldats-robots redoutables. Une odyssée écologique qui pioche son inspiration dans les nombreuses œuvres de l’illustre Miyazaki et la mythologie nordique.

~ Tome 1 – Les élémentaires

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Cette quête folle et dangereuse va conduire le père et son fils unique aux confins du réel. La révélation est rude : des hommes sont à l’œuvre et ils sont prêts à rompre l’équilibre du monde.

Jérôme Hamon (très talentueux scénariste des séries de jeunesse Dreams Factory, Emma et Capucine, entre autre) édifie un univers détenant une juste dose d’originalité. L’histoire, très riche, ressemble de près à une fable écologique au charme incontestable. Il s’attarde d’une manière suffisante sur ses personnages et prend le temps d’installer l’ambiance. Il apporte ce qu’il faut d’action comme d’éléments de réflexion pour intéresser et immerger au cœur de son intrigue. 

~ Tome 2 – Cyan ~

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Dans ce second tome, l’ambiance s’assombrit et le rythme s’accélère avec des protagonistes profondément en colère qui décident enfin de sortir de leur immobilisme. Il est temps de précipiter les choses ! L’Apocalypse est proche…

La déesse Skuld partage avec ses sœurs sa dernière vision : un terrifiant présage où Yggdrasil, l’arbre de vie, est aux prises avec des tentacules de métal qui le déracinent et le détrônent. Le terrible royaume de Cyan détruit tout sur son passage et seuls deux enfants, Nils et Arun, peuvent faire barrage. Ils filent contre le temps sur le lac de glace qui doit les amener face au maître de la vie et de la nature. Aussi vacillante que l’équilibre du monde, l’entente entre les divinités se dégrade.

~ Tome 3 – L’Arbre de vie ~

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Dans ce tome conclusif, Nils détient à présent le pouvoir de l’omniscience et de la téléportation. L’esprit de la déesse Verdandi le guide, avec la conviction qu’il est celui qui sauvera les neuf mondes de la colère de la déesse Skuld, sa soeur, en plus du royaume de Cyan.

Après une lutte sans merci, le destin de l’humanité pourrait bien être scellé. Skuld réalisera-t-elle que ses choix ne sont finalement pas différents de ceux des Hommes ?

Quand métaphysique, magie et science s’entrechoquent, quel peut être le dénouement ?

 

~ La magie du graphisme ~

Les couvertures sont absolument sublimes, n’est-ce pas ? Vous n’avez pas tout lu vu, le meilleur se découvre à l’intérieur ! Ouvrons-les ensemble pour mieux cerner la portée graphique de ces œuvres qui réinventent avec intelligence, justesse et onirisme l’Héroïc Fantasy.

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Ce livre-objet est à lire et à rouvrir pour le contempler sans modération.

Le dessinateur Antoine Carrion (Temudjin, L’ombre blanche : séries fantastique) poursuit son travail impeccable, propre et précis. Le graphisme captive par ses jeux de lumières, les cadrages et les décors propulsent le lecteur dans un univers unique. L’envoûtante ambiance gris-bleutée, rehaussée de quelques touches de carmin et d’éclats blancs lumineux, joue un rôle indéniable dans la séduction visuelle qui atteint son apogée dans les pleines pages puissantes et impressionnantes.

~ En conclusion ~

Que de louanges pour cette série qui, d’une rêverie fascinante glisse insensiblement vers un cauchemar magnifique. Me concernant, il s’agit de l’une des plus belles réussites de la collection Métamorphose (Les Carnets de Cerise, Buck, Les Ogres-Dieux...) des éditions Soleil, spécialiste des contes et des histoires pleines de poésie, de magie et bien plus encore !

Mémoire, souvenir, équilibre entre le monde des vivants et des morts, une histoire intrigante par le biais de questions métaphysiques et existentielles où l’on suit le destin extraordinaire d’un jeune homme ordinaire.

Grand et sincère coup de cœur pour cette magnifique série nous transportant au cœur des croyances nordiques à la rencontre de petits êtres de la forêt dignes d’un Princesse Mononoké. 

~ Les mots de la fin ~

 Citation : « Vivre sans espoir c’est cesser de vivre » – Fiodor Dostoïevski

En 3 mots : Lumineux – Original – Hypnotique

Sandy


Fiche d’identité de chaque épisode : 

  • Tome 1 – Les élémentaires, publication 05/2016, 14,95€, cartonné, éditions Soleil, ISBN : 978-2-302-04848-5
  • Tome 2 – Cyan, publication 10/2017, 14,95€, cartonné, éditions Soleil, ISBN : 978-2-302-06491-1
  • Tome 3 – L’Arbre de vie, publication 11/2018, 14,95€, cartonné, éditions Soleil, ISBN : 978-2-302-07157-5

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Immaculée, une histoire pure et bouleversante

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Mina est une jeune adolescente modèle : elle excelle à l’école, toutes les jeunes filles jalousent son petit ami et tout le monde lui prédit un avenir prometteur. Sa vie est réglée comme du papier à musique. Sauf qu’un soir, pendant son service au café, elle fait la rencontre d’une étrange dame. Cette inconnue connait son nom. Elle lui parle que le temps du changement est arrivé. Elle lui dit qu’elle fera tout pour la protéger, elle et son bébé. Mina l’écoute par politesse, mais elle est confuse par les propos de cette personne. En rentrant chez elle, elle tente de l’oublier mais sa curiosité la démange. Qui était-ce cette dame ? Comment se faisait-il qu’elle la connaisse ? La vie reprend son cours, jusqu’au jour où prise de nausées, Mina se rend compte qu’elle est enceinte! Un seul détail, et pas des moindres, elle est toujours vierge. Lire la suite