Par le feu, petite pépite qui laisse une trace incandescente sur son sillage

Par le feu

Résumé

Avant, elle vivait derrière la clôture. Elle n’avait pas le droit de quitter la Base. Ni de parler à qui que ce soit. Parce que Père John contrôlait tout et qu’il établissait des règles. Lui désobéir pouvait avoir des conséquences terribles. Puis il y a eu les mensonges de Père John. Puis il y a eu le feu…

« Le père John affirmait que la frontière qui sépare le mensonge de la vérité est une grosse ligne noire, solide et immuable. Il avait tort, comme sur tant d’autres choses. Cette ligne est parfois tellement floue qu’on ne sait plus de quel côté on se tient. On peut tout à fait dire la vérité en omettant un détail important, ou raconter un mensonge qui contient une part de vérité. »

Chose promise, chose due ! Le mois dernier, je vous avais parlé de mon dilemme à vous présenter soit Dix (lien par ici si vous l’avez loupé « Dix petits nègres s’en furent dîner… » Et si on lisait une belle réécriture des Dix petits nègres ?) soit un autre roman de chez Casterman. J’avais choisi Dix le mois dernier, donc aujourd’hui, je vous parlerais de Par le feu, un livre stupéfiant à bien des égards, un livre qui m’a bouleversé, qui m’a profondément remué.

Pour l’avoir vu passer sur la blogo depuis quelque temps, je savais qu’il s’agissait d’un coup de cœur pour énormément de monde. Je me compte désormais parmi ceux-là. Lire la suite

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Le livre de Perle

Le livre de Perle

À la recherche d’un livre jeunesse pour mon article d’aujourd’hui, je me souvenais avoir beaucoup aimé Céleste, ma planète de Timothée de Fombelle. Son dernier album Capitaine Rosalie, magnifiquement illustré par Isabelle Arsenault, m’avait également bouleversé. Aussi, lorsque je vis parmi les livres du rayon Le livre de Perle, je n’ai pas eu l’ombre d’une hésitation. Et une fois encore, j’ai été envoûtée !

Dans un royaume lointain où règne la magie vivait un prince éperdument amoureux d’une fée. Traqué par son frère aîné, jaloux et avide de pouvoir, le voilà banni et condamné à l’exil dans un autre monde. « Il est dans le seul temps, sur la seule terre où on ne croit ni aux contes ni aux fées ».

Dans notre monde, des années plus tard, un garçon de 14 ans, le cœur brisé par un chagrin d’amour, se perdait dans la nuit en forêt. Sur le point de se noyer dans la rivière, il est secouru par un homme mystérieux vivant retiré au milieu des bois. Il empile des valises jusqu’au plafond, pleines d’objets et de secrets venus d’ailleurs.

Enfin Paris, 1936. Un jeune homme, sans passé ni souvenir, à l’accent indéfinissable, recueilli une nuit d’orage par un couple de marchands de guimauves, empruntait le nom de Joshua Perle, celui de leur fils disparu. Il lui faut survivre à la Seconde Guerre mondiale.

Le récit est tissé avec minutie et oscille d’un univers à l’autre. Le premier, un monde parallèle, est peuplé de rois devenus cruels, de fées prêtes à renoncer à leurs pouvoirs par amour, et de vieux génies dont on cherche désespérément à briser les terribles sortilèges. Le second, le monde bien réel, traverse la Seconde Guerre mondiale, les camps de prisonniers, les rafles, la Résistance, et nous mène jusqu’à nos jours. Au fil du livre, les destins se croisent, le labyrinthe des souvenirs se défait lentement et les fragments de vie s’imbriquent peu à peu pour lever le mystère.

Le lecteur avance dans un monde en équilibre entre le merveilleux et le réel. Il voyage dans le temps, entre passé et présent. Il frôle le royaume de la magie, se surprend à rêver et à croire. Car comment ne pas croire à la féerie lorsque tant d’indices (vous les découvrirez dans le livre) se révèlent à qui les cherche et sait les reconnaître ? Une ode à l’imaginaire, une quête, une grande aventure et une belle histoire d’amour font de ce livre un petit bijou. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu, il est à découvrir absolument !

Céline.

Le livre de Perle | Timothée de Fombelle | Éditions Gallimard Jeunesse, Collection Pôle fiction | 2017 | 336 pages| ISBN 9782070585540 | Prix :6,70 €

– à partir de 13 ans – Pépite du roman européen 2014 – Prix de la Foire de Brive 2015.

 

« Mon temps libre » Samy Langeraert aux éditions Verdier

Mon temps libre

Samy Langeraert         

Voici un premier roman, aux éditions Verdier, qui vous permettra de vous encrer dans le temps présent tout en faisant apparaitre ces petits riens dont la beauté, simple et immuable, constituante de notre quotidien, se retrouve souvent laissée pour compte par notre attention toujours (en —) portée vers un ailleurs.

Évoquant pudiquement,

sans trop s’y attarder,

l’histoire d’un exil volontaire,

pour échapper aux souvenirs d’un autre présent interrompu ;

pour s’évader de ces traces désertées par l’être aimé 

qui hantent chaque détail de la métropole,

trop marquée pour pouvoir se la réapproprier ;

désormais étranger à la langue de sa terre d’accueil,

étranger à son propre présent,

étranger à soi-même,

par la rupture de la temporalité de son histoire ;

c’est au travers de cette position d’être à distance,

d’un être en suspend,

qu’il fait apparaitre

dans un geste de pure contemplation,

un portrait d’une ville,

Berlin,

dans ce qu’elle a d’intimes et d’anonymes,

de plus trivial, voir de banal,

et s’attache ou se rattache ainsi,

par son regard,

à un présent qui semble se dérober sans cesse.

Où est-ce lui qui peine à s’y insérer ? 

Dans une écriture poétique, intime et douce, Samy Langeraert, dresse non seulement le tableau d’une ville au-delà de ses stéréotypes, mais aussi celui d’une solitude métaphysique, laquelle, saisit comme dans un tableau de Edward Hopper, émerge dans ses instants du quotidien où il ne se passe rien d’autre que la tâche effectuée, le déroulement de gestes coutumiers, détaché d’un passé, sans attente, sans à venir, et trouve le réconfort dans la permanence matérielle du monde qui s’habille au gré des teintes des saisons. C’est l’histoire d’une odyssée, l’histoire de quelqu’un qui revient s’incarner dans une nouvelle temporalité et réapprend comment habiter le quotidien.

Par Gilles Granget.

montempslibre 

96 p.

12,50 €

ISBN : 978-2-37856-007-2

Parution : janvier 2019  

aux éditions Verdier

Qui est prêt à signer le compromis?…

compromis

 

Ne me dites pas « Oh non, pas du théâtre ! »…
Pourquoi le théâtre serait-il un genre (comme la poésie, on y revient…) qui tendrait à n’être que « scolaire » ?…
Le théâtre, messieurs dames, c’est beaucoup de dialogues. Et le dialogue, voyez dans les romans, tout le monde adore ça ! Ça fuse, ça percute, ça fait « vrai ». Le dialogue, c’est des personnages en action, qui parlent. C’est nous tous, en quelques sorte.
Alors foncez, lisez et relisez du théâtre !

Philippe Claudel, auteur prolifique (romans, nouvelles, théâtre, poésie), connu notamment pour ses romans qui découpent au scalpel avec une écriture juste et belle l’âme humaine, ose de nouveau le théâtre. Et c’est par bonheur que j’y adhère…

COMPROMIS. Le titre est alléchant n’est-ce pas ? Et pourquoi ?
Parce que le compromis signifie un arrangement, une convention, à laquelle on adhère après des tensions, des divergences, des idées ou besoins différents.
Et la tension, au théâtre… je dis oui !

Ne faisons-nous pas tous dans la vie des compromis ?
On nous dit par-ci : « dans un couple, tu sais, il faut faire des compromis… »
et par-là : « c’est aussi ça être amis, savoir faire des compromis… »
Des compromis : des concessions, des acceptations de l’autre, même si l’on n’est pas d’accord avec.

Dans cette pièce de théâtre, « compromis » prend deux sens.

Denis, trentenaire et comédien raté, doit vendre son appartement.
Pour cela, il a rendez-vous avec Monsieur Duval pour signer le fameux compromis de vente.
Martin, trentenaire et dramaturge raté, est l’ami de Denis. Denis a besoin de lui, pour être présent lors de la signature du compromis, car selon lui Martin est une personne « rassurante ».
Or il s’avère que l’appartement n’est pas aux normes, que les murs sont plein d’amiante, que la vente est, si ce n’est illégale, traîtresse, puisque Denis ne respecte pas les normes sanitaires et ment à son prochain client…

Martin se trouve face à un choix, et Monsieur Duval va arriver d’un moment à l’autre.
Martin doit-il mentir pour soutenir lui aussi son ami ?
Est-ce que ne rien dire, faire semblant que, c’est aussi mentir ?…
Pour le convaincre d’être de son côté, Denis dit à Martin que Duval est un monstre : il dirige un laboratoire pour des expériences pas très catholiques, notamment en matière d’armement et de tests sur enfants…
Martin s’indigne contre cette ordure de Monsieur Duval, les amis reprennent leur discussion…

Dès le début, on sent la tension, les sous-entendus ironiques sous les phrases complaisantes…

Ces deux amis là s’aiment, mais se critiquent mutuellement, se jalousent. Entre sincérité et mensonge, le vrai est difficile à cerner… Chacun joue un rôle et tente de manipuler l’autre.
Quand Duval débarque, l’ironie devient scène de théâtre dans l’appartement… On ne sait plus qui joue, qui trahit… La situation est de plus en plus loufoque, de plus en plus oppressante et presque angoissante dans ce huis clos…
On rit, on suffoque, on attend que tombent les masques et le rideau pour comprendre.

L’amitié est faite de compromis… mais jusqu’où est-on capable de jouer un jeu ? Jusqu’où peut-on se compromettre ?

A lire absolument : du rire, une intrigue grandissante, une critique sociale… un remède contre la morosité !

Compromis, Philippe Claudel, Stock théâtre, janvier 2019.

Justine M

« Dix petits nègres s’en furent dîner… » Et si on lisait une belle réécriture des Dix petits nègres ?

 

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1 manoir sur une ile
3 adultes
7 adolescents
10 coupables
1 vengeance

Coupés du monde, sans moyen de communication, les candidats vont devoir s’affronter en « prime time » sur une chaine nationale. Ils ne le savent pas encore mais le jeu a déjà commencé… et il n’y aura pas de gagnants.

 

« Moi, lui, Elle. Nous sommes tous des monstres, même toi, Tyron … des montres. Et nous allons mourir, pour expier. Tous mourir. Moi, lui, Elle. Même toi, Tyron. Mourir. Des monstres. »

Une fois n’est pas coutume, je vous présente aujourd’hui un roman policier/thriller. Lire la suite

Le cycle de Syffe, Tome 1, Patrick K. Dewdney

Depuis le temps que L’enfant de poussière m’appelait, que je le regardais, que je l’attrapais pour lire le résumé pour le feuilleter, je me suis enfin décidée de sauter à pieds joints dans ce magnifique roman de fantasy de seulement 619 pages il y a environ une semaine. Je dis sauter à pieds joints car malgré le résumé et les avis présentés en quatrième de couverture, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je peux vous dire que je n’ai absolument pas été déçue et que je n’ai maintenant qu’une hâte : dévorer le tome 2 sans attendre !

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L’histoire

Syffe est un orphelin de huit ans et vit en compagnie de Cardou, Merle et Brindille dont il est amoureux à la ferme Tarron à l’extérieur de la ville de Corne-Brune. Pour survivre, il offre ses services sur le port contre une piécette avec laquelle il espère pouvoir se payer à manger. Au tout début du roman, il semble heureux, malgré les difficultés de la vie qu’il est obligé de mener. Pourtant, la jalousie va venir s’immiscer entre lui et ses amis ce qui bousculera sa vie à jamais. Syffe, par amour pour Brindille qu’il voit se rapprocher dangereusement de Cardou, commence à voler pour plaire à l’élue de son cœur sans se préoccuper des conséquences de ses actes jusqu’à ce que la justice lui tombe dessus par l’intermédiaire du personnage de Hesse, première-lame du primat de Corne-Brune.

A partir de cet instant, où Syffe croit qu’il va mourir tant la mauvaise réputation de Hesse est connue, les événements s’enchaînent et j’ai suivi les aventures de ce jeune orphelin au rythme effréné dont il mène sa vie : espion, apprenti-chirurgien, sorcier et meurtrier pour certains puis enfant-soldat, jamais Syffe ne semble avoir de répit et est souvent forcé de fuir.

Un roman épique

Au fur et à mesure, L’enfant de poussière devient quasiment un roman épique d’une extrême intensité dans un monde changeant et on oublie souvent que Syffe n’est encore qu’un enfant même si plusieurs années s’écoulent au fil des pages.

« Pris dans le tourbillon des semaines rouges, et même avant, j’avais eu l’impression de sombrer. Il s’agissait en fait de l’inverse. Une montée, un crescendo grinçant, la pénible maturation d’une blessure suppurante, amorcée depuis le premier jour lorsque j’avais endossé les mailles d’un homme mort. (…) Et c’est alors qu’un soir, de manière inattendue, tout cela culmina en un pic de folie, et que l’abcès finit par éclater. » (p.393)

« Un grand cri monta de nos rangs, je me surpris à hurler moi aussi, puis la réponse vint de la ligne devant nous. Je ne la voyais pas, je ne voyais rien, j’entendais seulement, mille voix tonitruantes, qui crachaient sur nous leur haine et leur frayeur. J’eus le temps de me demander brièvement ce que je foutais là, puis nous percutâmes le front collinnais avec fracas. D’autres hurlements moins glorieux suivirent juste après. Près de moi, le mercenaire aux joues fendues sanglotait doucement. Ses braies fumaient, parce qu’il s’était fait dessus. Comme beaucoup ici, c’était son premier combat. Je reniflai, arc-bouté contre le dos du vougier de Vaux enragé qui beuglait des insultes à tue-tête. » (p.545)

Un roman sur la tolérance

Lorsque Syffe devient enfant-soldat, son monde est en train de changer en profondeur et la paix fragile durant laquelle il est né est en train de s’effondrer. La colère monte dans les rues de Corne-Brune et d’ailleurs, les familles de la Haute dénonce les « teintés », ceux des clans, et ont toujours voué une haine aux homosexuels. En grandissant, Syffe, lui-même teinté, découvrira le racisme mais apprendra aussi à respecter la liberté de chacun.

« ‘A Carme’, me dit-il sur le ton de la discussion, ‘les phalangistes ont le devoir d’aimer d’autres hommes. Leurs généraux pensent qu’un soldat se battra plus férocement pour défendre celui qu’il aime. Là-bas, les femmes sont des matrices et rien de plus. Nous, nous pensons que chacun devrait être libre de ses préférences.’ J’ai pris à cœur ces paroles et, lorsque la bizarrerie initiale m’eut quitté, je les méditai souvent pour leur justesse. » (p.499)

Foncez !

L’enfant de poussière est un roman à lire absolument pour la force de l’écriture et de l’histoire qui entraîne jusqu’à la dernière page. Il a été récompensé par le prix Julia Verlanger 2018 et la Pépite Roman 2018 au Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis. Patrick K. Dewdney met en place un monde complexe peuplé de personnages attachants ou détestables, mystérieux aussi. Syffe fait naturellement partie des personnages attachants : parfois naïf et d’autres fois mature, encore enfant mais pourtant déjà adulte, qui prend son destin à pleine main pour rester vivant quoi qu’il arrive.

Alors n’hésitez plus, courrez chez votre libraire pour cette belle découverte ! Et si vous souhaitez rencontrer Patrick K. Dewdney, il sera aux Imaginales du 23 au 26 mai prochain à Epinal (88).

Jade

L’enfant de poussière, Patrick K. Dewdney, Au diable vauvert, mai 2018, ISBN 9791030701210, 23€, 619 pages – tome 1 de la saga de fantasy historique Le cycle de Syffe

La peste et la vigne, Patrick K. Dewdney, Au diable vauvert, septembre 2018, ISBN 9791030702125, 23€, 598 pages – tome 2 de la saga de fantasy historique Le cycle de Syffe

Petit mot de la fin : Au moment où j’ai rédigé cet article, je n’avais pas encore commencé le tome 2. Aujourd’hui, c’est chose faite et même si je ne l’ai pas encore terminé, je peux vous dire que la suite des aventures de Syffe m’a conquise dès les premières pages, toujours aussi prenantes et pleines de suspense.

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Le vieux qui déjeunait seul

N’avez vous jamais observé les gens que vous croisiez dans la rue, dans un café ou bien encore sur votre lieu de travail. Et ceux que vous croisez régulièrement, ne vous demandez vous pas que font ils ici, qui sont ils ?

Et bien c’est le cas de Clara, jeune serveuse, qui chaque lundi voit arriver à 12h30 le même client, qui s’installe toujours à la même place. Elle ne sait rien de lui, mais ce vieil homme toujours seul l’intrigue. Mais c’est aussi le cas de ce vieil homme, qui de son côté s’interroge sur Clara.

C’est ainsi que démarre une nouvelle amitié. Un lien petite-fille et grand père. Des personnages marqués par un passé douloureux, mais qui ensemble redécouvrent la joie et la sérénité. Tout ceci raconté dans un tout petit livre mais rempli de tellement d’émotions qu’on ne peut qu’être touché.

Marie

| Le vieux qui déjeunait seul | Léa Wiazemsky | Editions pocket | 5,95 euros

Sans plus d’épée que de sceptre

Sedan, le 1er septembre 1870 à dix-huit heures, après une journée de combats aussi meurtrière que vaine, le Roi de Prusse Wilhelm I vient de recevoir des mains du général Reille la chevaleresque lettre de Napoléon III entérinant la capitulation française et la reddition de la ville :

Monsieur mon frère ! N’ayant pu mourir au milieu de mes troupes, il ne me reste qu’à remettre mon épée entre les mains de Votre Majesté. Je suis de Votre Majesté le bon Frère.

Napoléon.

À cet instant précis la couronne impériale vient de rouler dans la poussière estivale des Ardennes. Le lendemain à Paris c’est la stupéfaction et la colère, cette fois la musique d’Offenbach ne sauvera pas la Fête impériale. Face au soulèvement populaire la régence d’Eugénie et le gouvernement du Comte de Palikao sont mis en difficulté par le Corps législatif. Deux jours plus tard les grandes puissances européennes assisteront stupéfaites à l’effondrement du Second Empire après dix-sept années de règne. Dans son récit Nicolas Chaudun nous propose de revivre les mois d’été qui ont vu s’enchaîner les évènements de la guerre franco-allemande de 1870 en suivant, de Paris à Sedan, l’itinéraire du dernier Empereur des français…

Wilhelm Camphausen (1818 – 1885), Napoléon III à la bataille de Sedan (détail), 1877, huile sur toile, Berlin, Deutsches Historisches Museum

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