Claire

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Belle et rebelle, les pieds sur terre mais la tête dans les nuages, à la fois sensible et impassible, elle est l’allégorie de la sincérité. À la fois simple et compliquée, elle est aussi mignonne qu’énervante, et c’est ce qui fait son charme. Esprit libre mais discret, elle nous touche par sa diplomatie, son assiduité et son originalité. Armée de son stylo elle refait le monde. Le nez dans ses bouquins, elle s’enferme dans sa bulle et écume vers et prose. Forte et indépendante, c’est une force de la nature. La littérature la guide et l’entoure depuis toujours, et elle l’affectionne autant que possible. Une licence en lettres ? Fastoche. La librairie est son repère. Alors elle vogue tranquillement vers cette sphère, aussi naturellement qu’elle l’entend, et compte bien mettre une claque aux préjugés quand elle aura fini ce qu’elle a à entreprendre dans cette voie. Voici Claire, elle n’a pas fini de vous surprendre.

Si tu étais un livre. L’écume des jours de Boris Vian. Un livre incompréhensible à qui n’est pas sensible aux petits détails, et une histoire d’amour digne des plus grandes tragédies, ponctué d’humour complètement surréaliste : un cocktail détonnant que j’ai lu et relu et dont je découvre d’autres aspects à chaque revisite.

Si tu étais un élément. L’air ; il fait chanter les arbres, rouler les vagues, et donne vie aux feuilles mortes. Sans qu’on le voie ou qu’on l’entende, il fait vibrer la nature … J’aimerais parfois être aussi discrète que lui.

Si tu étais un personnage de fiction. Amélie Poulain. Une grande rêveuse, une grande romantique, et un film aussi doux qu’une poésie.

Si tu étais une saison. L’automne : “C’est surtout à partir d’octobre, que c’est la saison la plus austère, moi bizarrement je la trouve noble, c’est celle qui a le plus de caractère.” (En plus c’est la saison de mon anniversaire).

Si tu étais une planète. La Lune : une face cachée, une face éclairée, elle ne montre que ce qu’elle veut que la Terre voie. Ajoutez à ça que “La Lune” a été pendant douze ans mon surnom de ballerine, trait d’humour de ma prof qui a décidé d’associer mon prénom à un trait de caractère pour en faire un jeu de mots (être dans la lune, clair(e) de lune … Vous l’avez ? Vous l’avez ?).

Si tu étais une créature imaginaire. La fée Clochette, parce qu’elle est aussi mignonne qu’énervante (et qu’elle est à l’origine de mon surnom : Clairette à plume …)

Si tu étais la lettre idéale. Pas vraiment une lettre, mais l’affichette de l’appel du 18 juin que j’ai admirée pendant tout mon enfance chez mes arrière-grands-parents.

Si tu étais un accessoire de papeterie. Un joli stylo à plume en bois de rose, comme celui que mes parents m’ont offert à Noël !

Si tu étais une émotion. Si je pouvais en être une seule à la fois, ma vie serait beaucoup plus simple !

Si tu étais un bruit. Je serais le silence. Le vrai silence, sans un bourdonnement de frigo, d’ordinateur ou de Wi-Fi. Je le trouve tellement rare aujourd’hui et pourtant tellement apaisant !

Si tu étais un mot. Résilience. Tout arrive pour une raison, il faut trouver la force de continuer à avancer pour en trouver le sens.

Portrait et interview réalisés par Laurianne.

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