Laëtitia

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Mon prénom signifie allégresse en latin. Et pour moi, l’allégresse, c’est de passer un dimanche pluvieux sur un rebord de fenêtre, au chaud et au sec sous un plaid avec une tasse de café, mon chat, et un bon bouquin. C’est cliché, certes, mais c’est vrai ! Je m’appelle Laëtitia, et j’ai rejoint la licence professionnelle librairie – métiers du livre en apprentissage en septembre 2017. J’ai un bagage un peu particulier car j’ai poussé les études assez loin. En effet, après avoir obtenu une licence LEA Anglais/Russe, j’ai décidé de continuer dans les études du monde Russe : j’ai fait un master « Etudes Slaves » à Strasbourg, puis j’ai enchaîné avec presque trois années de doctorat, dans le même domaine. Au milieu de ma troisième année, je me suis surprise plus d’une fois à envier les libraires que je fréquentais, à rêver d’être « libraire à la place du libraire » et j’ai vite compris qu’il fallait que j’arrête de suivre un rêve qui s’était transformé en cauchemar et aller vers quelque chose de plus naturel pour moi : le travail en librairie ! …Et me voilà donc, dans ce blog, avec mes collègues, à vous écrire non seulement une autobiographie et un portrait chinois, mais très bientôt aussi des chroniques sur mes livres coups de cœurs. Je vous dis à très bientôt !

 

PORTRAIT CHINOIS

(avant toute chose, je préviens :  mes réponses sont rarement exhaustives, la plupart du temps j’ai dû faire un choix drastique!)

L’écrivain que j’aurais aimé rencontrer ? Lev Tolstoï, ou, dans un autre genre Bourdieu ou Foucault, pour les longues conversations que j’imagine avec eux.

Mon écrivain « référence » ? Tolstoïevski (pour paraphraser Pierre Bayard).

Le roman qui a marqué mon enfance ? L’île des rêves interdits, de HUGHES Monica, un roman jeunesse sur les rêves, les livres, l’imaginaire et la censure qui essaie en vain de freiner tout ça.

Le roman qui m’a le plus marquée ? Pères et fils, Ivan Tourgueniev, qui m’a révélée à différentes problématiques encore actuelles, telles que les conflits générationnels, le nihilisme, la remise en question des institutions.

Un roman qui m’a fait rire ? Une putain de catastrophe, David Carkeet, pour ses situations et ses dialogues improbables et drôles, mis en valeur par le personnage principal, linguiste, misanthrope, qui se retrouve à devoir vivre avec un couple et régler leurs problèmes grâce à l’analyse linguistique!

Un roman qui m’a fait pleurer ? Les mémoires d’un chat, Hiro Arikawa, un roman émouvant, poétique, grâce auquel on voyage et l’on ressent toute l’amitié qui lie le chat à son maître.

Un roman qui m’a inspirée ? La septième fonction du langage, Laurent Binet, qui met en scène Eco, Mitterrand, BHL, et tout un tas de personnages autour de la mort « accidentelle » de Barthes et sa découverte de la fonction performative du langage.

Un essai ? L’homme révolté, de Albert Camus, qui nous en apprend plus sur les mouvements de révolutions et de révoltes, et ce qui pousse l’homme à se revolter, ou non.

Si j’avais été écrite par un peintre ? Les mots et les images, de Magritte, parce que c’est un de mes peintres préférés, et que son essai sur le lien entre les mots et les images est très intéressant.

Si j’étais un héros de littérature ? Helena dans Le musée des rêves de SEMAN A. Miguel, pour sa relation aux livres et au monde.

Si j’étais un signe de ponctuation ? Le point d’interrogation! Toujours une question au bout des lèvres, je suis très curieuse de tout apprendre, de tout connaître de notre monde.

Si j’étais une langue ? Impossible de choisir entre le français et le russe ! J’aime l’harmonie du russe, souvent trop perçue comme une langue rustre, mais le français étant ma langue maternelle, il m’est plus évident d’apprécier une belle phrase bien écrite.

Un recueil de poésie ? Le spleen de Paris, de Baudelaire, ou les Châtiments de Victor Hugo, je pense que cela se passe de commentaires.

Si j’étais une BD ? Carnets de thèse, Tiphaine Rivière, parce que ça m’a aidé à tenir pendant ma thèse, et elle m’a aidé aussi à décrocher, au moment où il le fallait: assez tard pour ne pas regretter un instant d’être partie, assez tôt pour réussir à me retourner et faire quelque chose qui me plaît!

Une citation pour clore ce portrait ? « Toutes les familles heureuses le sont de la même manière, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon » (Anna Karénine, Tolstoï)

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