DANGER : Risque d’addiction sévère !

GIANT DAYS C’EST JUSTE GÉNIAL !

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Le mois de janvier se termine, il fait gris et vous cherchez un moyen efficace de lutter contre la morosité ? Vous êtes cloué au lit par l’épidémie annuelle de grippe ? Vos études à l’université vous pèsent ces temps-ci ? Les jours ne sont pas toujours rose sur votre lieu de travail ? Vous sortez d’une rupture difficile ? Vous venez de perdre un être cher ? Vous cherchez tout simplement à passer un bon moment ? Qu’à cela ne tienne, je ne peux pas vous promettre vous tirer de votre état, mais je possède néanmoins entre les mains la petite chose en plus qui vous aider à retrouver le sourire au quotidien et à redécouvrir l’énergie  insoupçonnée qui sommeille au fond de vous. Cependant attention, la série qui suit possède un fort potentiel addictif, mais quoi qu’il en soit vous êtes prévenus ! 

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En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut

En attendant Bojangles

« Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom. »

Ne pas juger un livre à sa couverture…

Ce roman n’aurait normalement pas atterris entre mes mains, ce n’est pas le type de livre qui m’intéresse a priori, le synopsis me laissait perplexe, je n’aime pas la couverture, il est assez court et j’ai tendance à rentabiliser mes achats de livres en nombre de pages, il était totalement passé inaperçu pour moi et n’avait donc pas beaucoup de chance de se retrouver chez moi. Et pourtant, il a réussi à y parvenir, et heureusement ! Lire la suite

Reviens, de Samuel Benchetrit

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« Tout était en moi et c’était pourtant l’endroit où je me perdais le plus. »

Un romancier entre deux livres, pressé par son éditeur, n’arrive pas à commencer l’écriture de son nouveau roman…avec Pline l’Ancien pour héros.

Divorcé, il vit seul. Il ressent un grand vide lié à l’absence de son fils parti découvrir le monde. Depuis son départ, il a perdu le sommeil. Sa vie semble comme déconnectée de la réalité et ne tourner qu’autour de ses échanges avec son éditeur, ses SMS avec son ex-femme, et les quelques nouvelles de son fils. Il se laisse aller doucement à la dérive. Et il cherche… Il cherche dans tout ce qui l’entoure le moindre indice de ce qui pourrait ressembler à un peu d’inspiration et d’écriture.

La chance semble enfin lui sourire lorsqu’un producteur de séries télé s’intéresse à son dernier recueil de nouvelles (qu’il ne connaît que par ouïe dire), et lui demande de lui en procurer un exemplaire. Or, il n’en a pas lui-même (il renonce à envoyer l’exemplaire dédicacé à son fils). Et en dénicher un autre paraît compromis : son livre a été pilonné par son éditeur.

Commence alors une quête à la recherche de ce livre introuvable dans une suite de péripéties vraiment farfelues !

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J’ai perdu Albert

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« Je suis la voyante la plus en vue du pays et, depuis hier midi, je ne vois plus rien. »

Chloé est une jeune médium connue et réputée. Les chefs d’entreprise, les hommes d’état, les stars, et les généraux de l’OTAN, tous font appel à elle et ne prennent aucune décision avant de l’avoir consultée. Depuis toute petite, Chloé abrite l’esprit, tenez-vous bien, d’Albert Einstein ! Jusqu’au jour où les informations ne « passent » plus. Chloé est surmenée. Albert n’y tient plus. Sans crier gare, l’esprit d’Albert migre et se glisse dans la tête de Zac, un garçon de café et apiculteur, plutôt déboussolé.

Chloé est désemparée. Dépossédée de ses pouvoirs extra-lucides, elle va devoir dissimuler la perte de son don à ses clients. Zac ne comprend pas ce qui lui arrive. Paniqué, il est dépassé, même « happé », par cette soudaine voix intérieure terriblement envahissante. Il n’a que faire d’Albert, et ne souhaite qu’une chose : retrouver sa vie d’avant. Alors que tout les oppose, Zac et Chloé vont devoir faire équipe. Et ainsi commence un savoureux « ménage à trois », amusant à suivre.

Vous l’avez bien compris, l’intrigue du roman J’ai perdu Albert de Didier van Cauwelaert est drôle. Romantique aussi. Dans ma lecture, je me suis surprise à rire aux éclats sur certains passages. Chloé continue ses consultations en mode improvisation sans filet, sans connexion, et Zac en médium novice restitue l’information délivrée par Albert sans aucun filtre. Leur duo – pardon je veux dire trio, si on compte l’esprit d’Albert- donne lieu à des situations pleines d’humour.

Vous allez également adorer le « personnage » d’Albert, cet esprit vagabond qui revient se connecter aux vivants, les manipulant à sa guise, pour poursuivre son œuvre scientifique, et tenter de changer le monde : il travaille à « changer la vision du futur » auprès de Chloé ; il espère empêcher la disparition des abeilles, ces précieuses pollinisatrices, auprès de Zac.

Au delà de croquer les peurs et les à priori que soulèvent la médiumnité et les sciences paranormales, le livre nous emmène à la rencontre du grand scientifique. L’hommage est réussi, bien loin d’être pesant, au contraire ! Tel un film en accéléré, des morceaux choisis de sa vie défilent au cours des pages : son exil aux États-Unis, son opposition à l’interprétation probabiliste de la physique quantique (souvenez-vous de sa célèbre formule « Dieu ne joue pas aux dés », prononcée au conseil de Solvay de 1927 !), la lettre à Roosevelt qui a conduit au projet Manhattan, ses opinions anti-maccarthysmes et sa lutte contre la discrimination raciale qui lui valent la suspicion du FBI,…et il y en a d’autres ! Cette multitude de facettes de sa vie m’aura donné envie d’en lire davantage sur Albert Einstein.

L’écrivain, Didier van Cauvelaert, aux nombreux prix littéraires (dont le prix Goncourt en 1994 pour Un aller simple) est aussi scénariste et réalisateur. Dans J’ai perdu Albert, il s’était donné pour challenge de faire grandir en parallèle le roman et le film qui s’en inspire. L’adaptation cinématographique est d’ailleurs déjà sortie dans les salles en septembre dernier (malheureusement je ne l’ai pas vue dans celles de la région). Dans le rôle de Zac, on retrouve le sympathique Stéphane Plaza pour son premier rôle au cinéma. Il partage l’affiche avec Julie Ferrier, Josiane Balasko et Bernard Le Coq. Le casting semble prometteur pour pareille comédie, vous ne trouvez pas ?

Un roman divertissant, une intrigue loufoque. On bascule sans cesse du fou-rire à l’émotion. Cette comédie romantique est une lecture plaisir, qui de plus offre une jolie fin. Si le film est à l’image du livre, j’ai vraiment hâte de le découvrir !

Mais en attendant, pourquoi ne pas chercher à en connaitre un peu plus sur Albert Einstein et ses travaux : Une brève histoire du temps de Stephen Hawking ou La pensée de Dieu d’Igor et Grichka Bogdanov…mon cœur balance !

Céline

J’ai perdu Albert | Didier van Cauwelaert | Éditions Albin Michel | Mars 2018 | 19€

Bande annonce du film…pour le plaisir des yeux !

Amélie Plume à Mulhouse

La Bibliothèque Municipale de Mulhouse a inauguré ce mercredi 26 septembre 2018 le début de son cycle de Conférences dédiées aux auteurs helvétiques en invitant l’auteure francophone Amélie Plume.

Née à la Chaux-de-Fonds en 1943, Amélie Plume a fait des études de Lettres à Neuchâtel. Grande voyageuse, elle a vécu quelques années à New-York et à Montréal avant de s’établir à la fois à Genève et dans le Sud de la France. En 1981, elle se lance dans l’écriture et elle publie depuis de nombreux romans proches de l’autofiction :

Les Aventures de Plumette et de son premier amant (1981) ; En bas, tout en bas dans la plaine (1986) ; Marie-Mélina s’en va (1988) ; la mort des forêts, ni plus ni moins (1989) ; Promenade avec Emile L. (1992) ; Hélas nos chéris sont nos ennemis (1995) ; Ô qu’il est beau le jet d’eau (1995) ; … tous publiés aux Editions ZOE.

Amélie Plume décrit dans ses romans les affres et les extases de l’aventure amoureuse sans un once de drame.  À l’inverse, grâce à une langue orale et visuelle et un esprit jubilatoire, on rit avec elle de sa douleur. Son usage singulier des majuscules a été qualifié (à tort selon elle) de poétique alors que Catherine Safonoff le décrirait plutôt comme « des coups de gong qui scandent le récit comme on frappe du pied un tempo. »

Dans « Un voile de coton » (2018, aux Editions ZOE), elle revient à la Chaux-de-Fonds sur les traces de son enfance et se remémore sa relation avec sa mère faite d’amour, de mensonges et de non-dits par peur de l’autre. Elle déchire délicatement la ouate qui recouvre ses souvenirs d’enfance et pudiquement mais aussi avec humour, elle présente à son auditoire ce nid que toute mère construit pour ses enfants avec tout ce qu’il contient de tendre mais aussi de cruel.

Amélie Plume « Un voile de coton » 3 mai 2018 éditions ZOE 12,50 euros

 

« Le libraire de Wigtown », de Shaun Bythell.

51CxVCURWRL._SX195_Grâce à ce journal intime, nous découvrons la vie de Shaun Bythell, devenu bouquiniste un peu par hasard il y a déjà de cela quelques années. Avec beaucoup d’autodérision et d’humour, le libraire, un brin misanthrope, nous raconte son quotidien semé d’embûches. Il porte un regard critique sur les personnes qui l’entourent et sur ses clients, ce qui ne manque pas de nous faire rire… Mais bien souvent la vie le rappelle à l’ordre: plus d’une fois il se fera cette réflexion « J’ai encore jugé les gens trop vite, il faut que j’arrête ».
Shaun, que l’on trouve au début un peu pédant, devient alors extrêmement attachant! Et lorsque l’on travaille en librairie, on ne peut que compatir lorsqu’il dresse le bilan de sa journée Lire la suite

L’Origine du monde, une BD de Liv Strömquist

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L’Origine du monde, c’est bien entendu une allusion au célèbre tableau de Courbet. Le peintre avait eu l’audace de représenter de manière réaliste et détaillée un sexe féminin: quel choc pour la société de la seconde moitié du XIX° siècle ! Le tableau, utilisé par la suite pour des couvertures de livres (un véritable scandale dans les années 1990), n’a jamais cessé de faire parler de lui.

Dans la continuité de ces polémiques, scandales et débats autour de la représentation du sexe féminin, Liv Strömquist s’interroge… Lire la suite