Elle, Christiane F, 13 ans, une rencontre qui marque

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« Ce livre terrible a connu un retentissement considérable en France et dans toute l’Europe. Ce que raconte cette jeune fille sensible et intelligente, qui, moins de deux ans après avoir fumé son premier « joint », se prostitue à la sortie de l’école pour gagner de quoi payer sa dose quotidienne d’héroïne, et la confession douloureuse de la mère font de Christiane F. un livre sans exemple. Il nous apprend beaucoup de choses, non seulement sur la drogue et le désespoir, mais aussi sur la détérioration du monde aujourd’hui. »

Livre coup de cœur et coup de poing

La première fois que j’ai lu ce livre j’avais treize ans moi aussi, ce qui donne à la lecture une puissance particulière, mais pour l’avoir relu environs une dizaine d’années plus tard, je peux vous dire que c’est toujours aussi fort.

Ce livre c’est une plongée dans le Berlin d’avant la chute du mur, David Bowie à fond dans les oreilles, les premières sorties en boite,  les premiers tout, vous serez totalement immergé dans l’ambiance de l’époque et surtout dans la vie d’une jeune adolescente qui va grandir trop vite. Lire la suite

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Vigile, un coup au cœur…

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Comment vous parler de Vigile sans me mettre à pleurer à nouveau ?

Comment vous décrire cette histoire, cette confession, à la fois si intime et magnifique ?

Comment vous donner envie de lire cette pépite, ce texte si bouleversant ?

De peur de mal retranscrire la beauté de ce texte, j’ai hésité à écrire cet article. Et puis je me suis dis qu’il serait dommage que vous ne le connaissiez pas, alors j’ai commencé à mettre des mots sur ce ressenti si particulier engendré par cette lecture.

Vigile, c’est l’histoire d’une femme. De l’autrice elle-même, il y a cinq ans.

D’une femme qui, une nuit, voit sa vie basculer : son compagnon est en train de faire une crise cardiaque. De toutes ses forces, elle le masse, lui insuffle l’air dont il a besoin pour rester en vie.

Le temps passe, les secours arrivent.

Et puis après, l’attente. La peur. Mais surtout, l’amour.

Vigile, c’est une histoire incroyablement touchante. Bouleversante. Une lecture rapide, qui, je le pense, marquera à jamais mon esprit.

Un texte duquel je suis sortie avec des larmes plein les joues.

Vigile, c’est une sublime déclaration d’amour. Une confession intime, belle, sans artifices au service d’une histoire à laquelle chacun de nous peut s’identifier.
La narratrice, que nous suivrons tout au long du récit, ne s’adresse qu’à son mari. Elle lui écrit, lui confie son ressenti, ses souvenirs de cet événement. Et malgré son anxiété, elle parvient à lui faire part de toute sa tendresse, sa sensibilité. Elle s’adresse à lui avec honnêteté, retraçant tout en intimité les moments marquants de leur histoire.

« Je sais que d’autres amoureuses ont fait la route avec toi, mais ce soir-là, tu n’es pas moins délicat, pas moins fier, de me présenter à tes parents. »

Un récit empli de solidarité, de force aussi. Celle de la narratrice, mais aussi celle de ses amis. Ces derniers étant constamment à ses cotés pour l’aider à affronter cette épreuve. Une très belle marque d’affection et de confiance qui contrebalance brillamment avec la dimension tragique dont se part l’ensemble de l’œuvre.

Et, là où la peur de l’avenir est omniprésente, elle se trouve balayée par l’amour et l’espoir. L’espoir de retrouver la personne qu’elle aime, de la serrer à nouveau dans ses bras. Cela, sans une once de naïveté, quant le texte aurait pu tomber dans un pathos presque attendu. Travers évité avec élégance au regard de la justesse avec laquelle Hyam Zaytoun s’exprime. Elle parvient en effet à nous faire part de ses émotions, nous faire ressentir l’angoisse comme au fil de ses mots, de sa superbe écriture de comédienne.

Écriture qui se veut, par ailleurs, très orale. Une succession de phrases courtes, de sauts à la ligne, emprunts du vécu théâtral de l’autrice. Une manière de poser les mots qui prend ici tout son sens, du fait de la volonté de Hyam Zaytoun de présenter ce texte comme une déclaration.

« Se donner la main en sortant d’un magasin.

Boire un chocolat chaud au café d’à coté, tous les quatre. Tous les quatre…

Je ne connaissais pas notre bonheur. »

Réel coup de cœur de cette rentrée littéraire, Vigile a su s’imposer à moi avec douceur, tout en parvenant à m’immerger dès les premières pages. Ces personnages, ces mots, cette ambiance et cette émotion… Tout en ce texte m’a conquise.

La narratrice, de par l’amour qu’elle déploie pour protéger ses proches comme son compagnon, m’a soufflée.. Ses sentiments comme ses réactions ont été pour moi source d’inspiration, et d’émotions. Une réelle justesse, tant dans le rapport des personnages les uns aux autres que dans leurs mots face à pareilles circonstances.

Un récit tout en justesse, d’une beauté rare.

Noémie


 

Vigile – Hyam Zaytoun

Editions Le Tripode

13€

128 pages

Tous les voyages ne forment pas la jeunesse…

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I. Juin 1944. Un jeune français de 17 ans est enrôlé dans la Waffen SS :

27 Juin 1944, la croix gammée flotte encore sur les grandes capitales européennes. Cependant depuis 1942 la situation a changé et l’Axe a perdu l’avantage face aux Alliés. À Stalingrad en février 1943 la Wehrmacht a définitivement vu son avancée vers l’est stoppée. Depuis les troupes de Staline déferlent sur l’Europe de l’Est en direction de Berlin. Sur les côtes normandes les forces américaines et britanniques ont commencé à débarquer leurs troupes depuis le 6 juin. En Italie Benito Mussolini déchu se terre dans le nord du pays au cœur d’un état fantoche protégé par la Ligne Gothique du Feldmarschall Kesserling. Pendant ce temps, la guerre fait rage dans le Pacifique où le Japon contrôle encore un vaste empire maritime. Mais avec l’écrasante victoire américaine des Mariannes et l’agonie de la marine impériale, le vent est sur le point de tourner pour l’Empire du Soleil désormais à portée de tir des bombardiers américains. C’est dans ce contexte, où tout va se jouer, que l’Allemagne nazie va intensifier ses crimes. À partir de février 1944 le Gauleiter du Rhin Supérieur, Robert Wagner, va offrir à Himmler les vies de deux-mille jeunes alsaciens de la classe 1926 pour venir grossir les rangs de ses Waffen SS. C’est là que débute le voyage de Marcel Grob…

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Pages 23 et 24 : Marcel et son camarade Antoine apprennent le sort qui attend les familles de ceux qui ne répondent pas à la convocation à Stralsund.

« J’ai terriblement froid monsieur le juge, un froid qu’on sent jusque dans les os. »

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Le coup de cœur de Léa : « Les ignorants, récit d’une initiation croisée »

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Les ignorants, c’est le nom que se donnent deux amis d’horizons très différents, un auteur-illustrateur et un viticulteur : Etienne Davodeau cherche à comprendre « ce qui relie un type à sa vigne » ; Richard Leroy, vigneron de l’Anjou, ne connaît rien à la BD. Etienne est admiratif face à « la singulière fusion entre un individu et un morceau de rocher battu par les vents » ; Richard s’émerveille devant les coups de crayon de son ami. Lire la suite

La Pointe du Diamant – Yannick Piart – Editions Nimrod

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Croyez-vous que l’Armée n’existe que pour asservir des populations étrangères ? Imaginez-vous l’idée que les militaires embarqués pour plusieurs mois en mer partent en croisière relaxante ? Pensez-vous que les pilotes ne sont que des marionnettes activées par des supérieurs pour larguer des bombes et s’en retourner tranquillement à la maison ?… Loin des clichés, Yannick Piart nous dresse un portrait précis et sincère de l’engagement exigeant et du quotidien d’un pilote de l’aéronavale ainsi que celui de toutes les personnes évoluant autour de ces hommes et femmes du groupe aérien embarqué. Lire la suite